lundi 5 janvier 2009
Les musées italiens sous influence Mc Do
La nomination de Mario Resca à la tête des musées nationaux italiens a fait grand bruit, ces derniers temps. Toute la presse internationale écrit et s'indigne, plus qu'elle ne se réjouit, contre le fait qu'un ex-dirigeant de Mc Donald's soit désormais à la tête du patrimoine italien. L'intéressé lui même, ne fait pas grand cas de son manque de connaissance par rapport au nouveau secteur qu'il s'apprête à diriger (après Kenwood, Lancôme, la maison d'édition Mondadori, les casinos de Campione d'Italia et bien sûr Mc Donald's), s'octroyant ainsi les foudres des acteurs culturels. Que faut-il en penser ? Mettons de côté les intérêts politiques qui se cachent derrière une telle nomination, choisie et voulue par Berlusconi, pour se concentrer plus particulièrement sur les dérives du marketing. Le marketing en soit, ne me dérange pas, bien au contraire. Bien des musées ont retrouvé, grâce à une stratégie marketing ciblée et de qualité, une nouvelle clientèle et une nouvelle image plus positive et attrayante. Cependant, le marketing à outrance, tel que le Louvre a lui-même déployé en vendant le musée Louvre comme un concept-store, à Lens (ouverture prévue en 2010) et à Abu Dhabi (ouverture prévue en 2013), est-il profitable en terme de notoriété et de coût ? A qui profite ces transactions ? Les musées sont-ils à vendre, comme n'importe quels autres biens de consommation ? A ce propos, pensez-vous comme le dit Mario Resca que: "Le patrimoine est comme une mine de pétrole à taux zéro " ?
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