mercredi 4 mars 2009

Réflexion sur le salon de l'agriculture

Le sujet de ce billet est directement inspiré par une réflexion d'un ami, qui travaille au Centre Pompidou de Paris, sur le succès de l'exposition Picasso et les Maîtres. On le sait, cette exposition a attiré entre 760 000 et 800 000 visiteurs (voir billet du 5 février). Ce qui est un vrai exploit, pour un musée.

Cet ami a attiré mon attention sur le fait que le salon de l'agriculture de Paris, qui s'est terminé le 1er mars dernier, a lui aussi rencontré un beau succès. Le nombre de ses visiteurs avoisinerait les 800 000.

L'idée est la suivante: Comment concilier la culture populaire et la culture soit disant plus élitiste des musées ? Comment créer des vases communiquants entre ces deux mondes en apparence si différents ? Lorsque l'on sait que certains sujets d'expositions sont choisis en fonction du succès médiatique d'un film ou d'un événement (voir billet du 20 janvier 09), on peut raisonnablement présumer qu'il y a là matière à réflexion. Et oui, tirer profit d'un succès, même inhérent à un autre domaine que le sien, peut assurer un sujet, une promotion à l'oeil et des visiteurs.

On s'étonnerait presque que personne n'y ait pensé avant, tant le sujet de la paysannerie est présent en histoire de l'art.


Damien Hirst avec son oeuvre Away from the Flock, 1994


Jean-François Millet, Les Glaneuses, 1857

Et vous, quand pensez-vous ? Etes-vous plutôt séduit ou agacé par ce mélange des genres ?